Aujourd’hui, on va retourner s’inspirer de notre icône culturelle : Jean de la Fontaine.

Une de ses fables, assez célèbre notamment pour une des leçons les plus facilement compréhensibles de ses récits, est souvent référencée par une formule courte : plier mais ne pas rompre. Parfois, c’est mettre de l’eau dans son vin. Il s’agit toujours en revanche de savoir se rendre flexible face aux circonstances.

Oui, nous allons analyser et ré-interpréter la fable du chêne et du roseau. Mais avec un twist, quelque chose que seuls des esprits torturés peuvent envisager : nous allons ajouter un protagoniste. Oui, le turbocompresseur va s’inviter dans la fable et dans notre SI.

Car non, chez Nuageo, nous ne sommes toujours pas en phase de reconversion vers les métiers de la culture (parce que vous savez, c’est comme la confiture, et nous on préfère la manger avec des crêpes). Notre préoccupation, c’est la transformation des systèmes d’information et d’accélérer les usages avec le Cloud. Vous me voyez venir?

Les parties en présence

Commençons par le plus rassurant, le plus établi, et le plus beau : le chêne. Cet arbre majestueux, celui qui nous impose sa superbe et sa stabilité, va venir nous guider.

Dans le SI, le schéma directeur ou le plan stratégique, s’en rapproche : colonne vertébrale de nos décisions, véritable assise des décisions et des choix de fournisseurs, il s’agit d’un élément stable du paysage SI pour plusieurs années.

Il ne virevolte ni ne s’emporte : ancré dans le concret, le schéma directeur déroule dans ses pages une direction qui n’accepte que peu de déviations. Malheureusement récemment, il a montré qu’il avait été mis à mal par les circonstances.

Le roseau, devenu l’exemple par excellence et par défaut de l’adaptation à outrance, s’accommode de beaucoup. Ses racines dans la vase, son corps souple, peu lui importe les circonstances car il connaît ses pas de danse.

Dans nos SI, s’il ne s’agit pas d’un acteur clair, on lui prête les traits de nos décisions prises dans l’urgence. Celles qui s’imposent à nous, bon gré mal gré, pour accompagner l’urgence imprévisible.

Enfin, le turbulent turbo. Oui, celui-là même que vous trouvez dans les voitures. Celui qui siffle, qui souffle et qui fait bondir. Un engin qui met l’air sous pression pour améliorer les combustions.

Quand on le rencontre dans nos SI, il est caméléon : tantôt nouvelle compétence, tantôt nouvelle technologie, mais bien souvent expression d’un usage (re)découvert.

Le SI d’un point de vue botanique

Ne possédant pas le talent de La Fontaine, je vais me cantonner à un autre récit d’une fable d’un autre genre.

Les schémas directeurs, construits de 3 ans en 3 ans, ont montré leurs limites : la capacité de réaction à l’imprévu ne supporte pas la planification. Le meilleur exemple reste la pandémie en cours : combien d’entre nous ont su prévoir une pandémie? Combien ont su prévoir l’essor du télétravail dans de telles proportions? Enfin, combien avaient déjà les outils adéquats par conviction des bénéfices du travail à distance et non par opportunisme par rapport à des choix de fournisseurs?

Soyons honnêtes : nous avons grandement bénéficié des choix faits par nos fournisseurs de services.

Et lorsque nous avons été contraints de nous adapter dans l’urgence, pour ne pas rompre, cela n’a pas été guidé ni planifié : il a fallu faire le mieux possible avec ce qu’il était aisé de mettre en place. Et, souvent, il s’agit de Shadow IT qui cache son nom : pas vraiment avalisée par la DSI, pas vraiment gérée par les métiers, elle dépend surtout de ses utilisateurs.

Heureusement, nous ne sommes pas condamnés à répéter cette ritournelle, à base de plan triennal et de vrai/faux Shadow IT.

La réinterprétation par l’air sous pression

Vient donc le turbo.

Petit point technique : le turbo, de son nom complet “turbocompresseur”, tire son nom de sa conception. Il est composé d’une turbine et d’une chambre qui sert de compresseur. La turbine est activée par les gaz d’échappements, qui résultent de la combustion du mélange air/essence. Plus la turbine tourne vite grâce aux gaz d’échappements, plus l’air est aspiré au sein du moteur au niveau de l’admission, ce qui améliore les performances.

 

Bon, on est d’accord que jusque-là, le turbo n’a pas beaucoup de rapport avec la fable initiale.

Et pourtant, chez Nuageo, on connaît bien ce turbo. Il s’agit des usages.

 

Il s’agit d’une posture que l’on a toujours défendu : le système d’information est au service des usages. Les équipes de la DSI sont chargées de garantir ces usages. La DSI dispose de la prérogative suprême d’identifier et d’accompagner ces (nouveaux) usages selon les bonnes pratiques qu’elle a identifiées et mises en place, en lien avec les utilisateurs.

Et chez Nuageo, nous avons toujours soutenu que les nouveaux usages avaient plus de sens à être employé par l’intermédiaire du Cloud, qui est un véritable accélérateur des organisations.

Les usages passés alimentent votre turbine SI qui est capable d’insuffler de nouveaux usages métiers. Votre turbo sont vos équipes, qui peuvent chercher l’air supplémentaire dans les nuages et le restituer dans les usages.

Urbanisme, Cloud & Botanique

Ces nouvelles habitudes sont d’abord liées à la façon d’aborder les plans pluriannuels, les habitudes de consommation des applications, et la relation avec les utilisateurs.

Le chêne, ou le schéma directeur, ne doit plus être monolithique pour ne plus être emporté.

Au lieu de présenter des choix inflexibles, il doit d’abord s’attacher à préparer une stratégie autour des usages. Ainsi, un usage en mobilité, renforcé par un besoin de télétravail plus pressant, doit être inscrit dans le schéma directeur; le choix tactique de la solution à mettre en œuvre devra se faire à l’aune de ces prescriptions de plus haut niveau, ultérieurement.

Avec plusieurs composantes, adressant chacune un pan du SI et des usages, le schéma directeur devient plutôt un recueil de bonnes pratiques qu’un texte figé.

Le roseau, ou la flexibilité de l’urgence, est une leçon importante dont il faut tirer tous les enseignements. Si l’on a tous su montrer que nous étions capables de réagir avec l’adoption, souvent dans l’urgence, à de nouveaux outils, le retour à la “normale” avec ces nouveaux outils pose encore des soucis.

L’anticipation, dès le début du choix d’un outil, des usages et des pratiques, peut permettre de répondre plus sereinement à l’urgence.

Au hasard, le choix d’outils de collaboration nativement accessibles par navigateur, mais gérés de façon centrale par les outils traditionnels de gestion des utilisateurs, permet de conserver une certaine fluidité dans le travail, peu importe où celui-ci se produit (chez soi, au bureau, ou à la plage).

Enfin, le turbo du Cloud et des usages permet d’accélérer. Mais pour cela, il faut l’anticiper. Disposez-vous des bonnes politiques d’achat? Avez-vous les bons outils pour l’utiliser avec vos outils métiers (iPaaS pour l’échange de données, SSO pour les accès utilisateurs) ? Disposez-vous d’une vue claire sur votre SI? D’une politique de sécurité compréhensible et outillée? De l’organisation pertinente pour recueillir le besoin des utilisateurs? Ou d’une architecture capable de supporter vos nouveaux usages?

 

Bon, dans tout ça, elle est où cette fable du Chêne, du Roseau et du Turbo?
C’est à vous de l’écrire, et on est là pour le faire avec vous.