Inside Nuageo – Le cadre et le groupe

Cher journal,

Comme tu le sais maintenant, le troisième principe de la permaentreprise consiste à fixer un cadre et redistribuer.

Dans toute équipe, groupe, clan, il existe des pratiques et des valeurs implicites ou explicites qui définissent et guident le comportement de l’ensemble des participants, les prémunissant de déviance individuelle qui porterait atteinte à l’identité du groupe.

Chez Nuageo, comme ailleurs, nous avons nos pratiques, nos rituels, et nos valeurs qui nous guident dans les choix et les comportements que l’on a.  Se laisser guider par ses valeurs, cela peut paraître simple mais peut être aussi complexe lorsque « le principe », « l’idée » se confronte à son implémentation concrète qu’on pourrait appeler « le cadre ».

Bien sûr, la plupart du temps le cadre n’est que la déclinaison opérationnelle de l’idée, du principe, de nos valeurs. Alors ce n’est que rarement qu’il est en contradiction, même partielle, avec cette dernière. Si cela arrive, c’est peut-être aussi que le cadre est inadapté et qu’il doit évoluer. C’est une pratique saine et qui fait progresser le collectif. On peut même aller jusqu’à remettre l’idée en cause, si aucune mise en pratique n’est applicable !

Là où c’est moins évident, c’est lorsque le cadre, instauré pour dépasser les individualités et garantir l’identité du groupe et de ses pratiques, n’est pas respecté, non pas parce qu’il est inadapté, mais parce que sa réalité se chevauche avec une partie de son « idée » fondatrice.

Encore une fois, la réponse pourrait être simple : le cadre serait alors inadapté. Pour autant, avoir cette réponse de manière systématique fragiliserait cette protection, rendrait le cadre perméable et l’empêcherait de remplir son rôle initial. Si le cadre est bafoué, la sécurité du groupe s’envole. Si le cadre est remis en cause trop souvent, alors il n’est plus le repère qui permet au collectif, au commun d’exister au-delà des efforts individuels.

Il n’est pas évident de donner une réponse tranchée. Peut-être que l’idée est plus importante que sa réalisation, peut-être que le cadre doit être à tout prix respecté, peut-être que « ca dépend ».

La réflexion, loin d’être finalisée, nous pousse à nous interroger sur notre capacité à faire coexister des principes concrets et des idées abstraites par nature. Dans notre cas, il est évident que la maturité du groupe est un aspect essentiel de cette démarche. Un groupe fort et mature, peut être la solution pour savoir parfaitement quand transgresser le cadre, et quand le respecter, réalisant de manière intuitive à quel moment le danger est dans le respect du cadre et à quel moment c’est le respecter qui bénéficie au groupe. En d’autres termes, quelles sont les conditions pour que le groupe soit en capacité de s’autoréguler sur ce sujet ? 

Pour aujourd’hui, je te laisse sur cette question, et de notre côté, on va continuer à expérimenter et réfléchir sur ce sujet.

Prends soin de toi mon cher journal !

 

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