Les entreprises qui nient le Cloud sont des pandas géants. Une espèce fascinante en voie de disparition. Un raccourci trop rapide ? Peut-être, mais le Cloud cristallise les causes des problèmes de ces entreprises – il est le risque de ne pas s’adapter et de mourir, la possibilité de s’adapter pour survivre, mais aussi la chance pour elles d’évoluer et de devenir profondément puissantes.

Les entreprises qui nient le Cloud sont en voie de disparition.

Actuellement, comme la technologie, l’économie voit ses cycles se raccourcir. Le temps de pertinence des produits se réduisent et sont plus difficiles à prévoir. Pour survivre et réussir, il faut s’adapter, réagir vite et anticiper les tendances. Les entreprises ont bien compris ces principes : pour être plus performantes, elles concentrent de plus en plus leurs efforts sur leur cœur de métier. En parallèle, le Cloud est un bouleversement technologique qui place les usages au cœur des préoccupations pour permettre une meilleure réactivité des entreprises. Ainsi, les choix informatiques ne sont plus limités par le seul facteur technique, mais peuvent se baser sur des critères de coût, de réactivité, d’opportunité et surtout d’usages dans la recherche de performances économiques et industrielles.

Le Cloud est un bouleversement technologique qui place les usages au cœur des préoccupations

Le Cloud serait alors le remède miracle aux maux des entreprises ? La réponse n’est pas si simple et dépasse le cadre purement technologique. Comme pour le nouveau contexte économique, le problème majeur est la capacité à accepter le changement et à être pragmatique dans ses choix stratégiques. Accepter le changement, ce n’est pas naturel, mais c’est primordial pour avancer et prendre des décisions structurantes. Être pragmatique pour être prêt à saisir une opportunité “métier” au même titre qu’une opportunité technologique afin de maximiser la performance économique de l’entreprise.
Pour réussir, être prêt à transformer les équipes, les méthodes et les organisations pour faire en sorte que les DSI et les directions métiers comprennent qu’ils ont les mêmes objectifs et qu’ils travaillent de concert pour les atteindre.

Quelle organisation mettre en place pour aider l’entreprise à survivre et réussir ?

L’enjeu est donc le suivant : quelle organisation mettre en place pour aider l’entreprise à survivre et réussir ? Et de façon plus profonde, comment faire évoluer le rôle de la DSI pour mieux répondre aux enjeux des directions métier et la positionner comme partenaire stratégique de l’entreprise ?

La création d’une direction informatique et digitale (DID) est une des réponses possible. Son rôle serait aussi bien vertical, en reprenant celui de la DSI classique mais aussi les responsabilités actuelles des CDO (Chief Digital Officer), qu’horizontal pour interagir avec les équipes métiers. Cette méta-DSI reprend une partie de ses attributions historiques mais en assume aussi de nouvelles : moteur de l’innovation, veille orientée métier et surtout leader charismatique du changement. Elle porterait ainsi la transformation de l’entreprise à tous les niveaux, en impliquant les opérationnels et en sensibilisant les dirigeants. Elle aurait également la possibilité de mettre en place des stratégies transverses IT/métier pour adresser ses clients, en coordination avec les directions métiers… Enfin, la DID serait supportée par des méthodes permettant adaptabilité et réactivité, soutenues par une gouvernance adaptée, prête à accepter les opportunités techniques et surtout capable d’accompagner l’incertitude du changement.

Technologies, organisation et humains sont les trois facteurs clés d’une transformation Cloud

Au final nous verrons que technologies, organisation et humains sont les trois facteurs clés d’une transformation Cloud qui semble être bien plus profonde qu’une simple transformation informatique.

Télécharger la totalité de la thèse rédigée par Clément dans le cadre de son cursus ISEP  :

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